COIFFURE ET PATRIMOINE, LA FEMME BARA

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Qui n’a pas envie de faire un clin d’œil aux coiffures d’antan avec la fin d’année qui approche ! Mais il nous faut une version twistée pour rajeunir notre visage. Tahiana du salon Amazones  de la galerie AKOOR revisite ce chignon bas de la femme Bara du Sakaraha.

Le chignon bas traditionnel n’est pas toujours facile à porter. Il est très strict. Pour le rendre plus dynamique et élégant à la fois, les cheveux se parent d’abord d’un patinage blond foncé doré acajou. Un éclaircissement qui va donner du relief à la coiffure.

Puis, le coiffeur troque le bun classique contre un chignon sophistiqué. Les mèches sont torsadées puis entrées vers l’intérieur avant d’être fixées.

Sur le devant, Tahiana a laissé respirer les cheveux sans trop les tirer. Une fausse frange sur le côté gauche et une mèche solitaire sur le côté droit, et voilà vous êtes la plus belle de la soirée.

Vous avez rendu hommage à la tradition et vous arborez une coiffure avec beaucoup d’allure et de classe. 

LA FEMME BARA

La coiffure a toujours constitué un élément central dans l’esthétique bara, elle est considérée comme une parure en soi. Signe de reconnaissance ethnique, marqueur de différence entre les tranches d’âge, la coiffure est un élément autant artistique qu’identitaire et social.

Les publications sur les femmes « Bara » ou « Apela » sont très rares. Chez les Bara, les femmes restent au second plan. L’arrivée d’une fille dans une famille Bara est saluée avec moins d’allégresse que celle d’un garçon. Les nouveaux couples élisent domicile dans le village du mari.

Les Bara pratiquent la polygynie, sous réserve du consentement de la première épouse (valy be). L’époux peut prétendre à une seconde épouse (valy ivo). Généralement, un Bara se contentera d’une troisième épouse (valy masay). Et ces épouses légitimes seront en droit de réclamer chacune un zébu (takim-bavy). De même, la concubine (valy fisa) n’ayant pas fait l’objet de rite traditionnel pourra plus tard faire officialiser sa situation, toujours par un don de zébu. Il arrive que l’homme Bara ait encore une maîtresse (valy amato). Mais ces aventures risquent de lui coûter cher, car ses épouses légitimes peuvent exiger un zébu (aomby tangy) pour réparation.

Les unions peuvent être exogames (a-karahamba) comme endogames (a-pilongoa ou a-pirazana). Profiter des liens déjà existants permet de renforcer la stabilité de la société tout en réduisant les conflits. Quant aux richesses, ils resteront au sein du groupe pour la préservation du patrimoine. Une fois le foyer constitué, les hommes n’éprouvent pas de considération au quotidien. “Si une femme est présente, le seul devoir domestique de l’homme est d’aller chercher du bois à brûler”.

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