BUN OU DOKODOKO

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Respecter et réinventer le Patrimoine avec les techniques modernes de coiffure, tel est le défi que se sont lancés les coiffeurs des Salons Amazones à Tana. Ils s’inspirent d’une coiffure traditionnelle malgache pour créer de nouveaux looks modernes et esthétiques.

© Amazones for you

La coiffure a toujours constitué un élément central dans l’esthétique malgache, elle est considérée comme une parure en soit, au même titre qu’un bijou ou qu’une étoffe. Signe de reconnaissance ethnique, marqueur de différence entre les tranches d’âge, entre les jeunes filles et les femmes, la coiffure est un élément autant artistique qu’identitaire. Le modèle de coiffure permet d’identifier une nouvelle mariée, une veuve, une femme libre ou divorcée mais peut aussi traduire l’amour, la déception, le déshonneur, le deuil…

Voici le type de coiffure que portent souvent les femmes Vezo, issue de l’ethnie Sakalava.

Les Sakalava se répartissent en deux grands royaumes : les Menabe au Sud et les Boina au Nord. Les Menabe se divisent également en plusieurs sous-groupes : Les Vezo, les Makoa et les Masikoro.

Les Vezo vivent sur un territoire qui s’étend de Tuléar à Morombe soit  environ 250 km de côte. Peuple de marins, ils utilisent des pirogues à balancier pour se déplacer. Ils vivent en symbiose avec le lagon et pratique le nomadisme durant la saison sèche (près de 4 mois par an) à la recherche de sites plus poissonneux. Les techniques de pêche et le matériel sont restés traditionnels même si quelquefois le filet en nylon a remplacé celui fait de fibres de baobabs et lesté de coquillages. Le harpon, la pique et le filet constituent leurs principaux outils. Etymologiquement, Vezo désigne la «population du bord de mer».

© Amazones for you

La coiffure présentée se nomme le Dokodoko. Elle est composée de «petites boules» de cheveux tressées et rassemblées sur le dessus de la tête. La difficulté consiste à réaliser des boules de tailles égales et bien réparties sur l’ensemble de la chevelure. On retrouve également ce type de coiffure chez le peuple Antandroy à l’extrême sud de Madagascar mais elle n’a pas forcément la même signification.

Cet art typiquement malgache qui consiste à sculpter la chevelure est malheureusement en train de disparaître, et avec lui tout un imaginaire et un univers esthétique que nous ont légués nos ancêtres. C’est pour cela que les salons Amazones ont décidé de faire revivre cette tradition en réinterprétant avec les techniques modernes ces coiffures ancestrales.

Pour cette coiffure, afin de permettre à chaque «bun tressé» d’avoir la même taille, Maeva du salon Amazones La City a procédé à la pose de postiche. Côté couleur, le contraste entre les deux teintes de cheveux a été renforcé par le headband doré.

Ce type de coiffure dégage bien le visage et met en valeur le joli port de tête du mannequin qui a été coiffé.

Coiffure : Amazones La City – Mise en beauté : Amazones Antsakaviro

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