Pr RAOELINA, VAINQUEUR DU TWAS-C.N.R 2020

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 TWAS-C.N.R 2020, le lauréat du prix RAO, le Professeur Raoelina Andriambololona de Madagascar, enseigne aux étudiants à surmonter les difficultés et à poursuivre des études supérieures grâce à la motivation personnelle.

Madagascar, l’un des 47 pays les moins avancés des Nations Unies, fait face à des difficultés en matière de croissance économique. Mais Madagascar est aussi une nation où la science nucléaire a prospéré il y a des décennies, malgré une pénurie de fonds, pas de chercheurs et pas de laboratoires. Ce miracle a été rendu possible par un avant-gardiste et un pionnier de l’utilisation pacifique de la technologie nucléaire dans les années 1970.

Le Professeur Raoelina Andriambololona, ​​fondateur et directeur générale de l’Institut National des Sciences et Technologies Nucléaires (INSTN) à Madagascar et boursier TWAS en 1985 a toujours préconisé l’utilisation de l’énergie nucléaire pour la protection de l’environnement et les applications durables. «Pour son développement des utilisations pacifiques de la science et de la technologie nucléaires, à la fois à Madagascar et en Afrique», lit-on dans la citation, il a été nommé vainqueur du TWAS-C.N.R 2020. Prix ​​Rao pour la recherche scientifique.

Le prix, nommé d’après TWAS Founding Fellow et ancien président, C.N.R. Rao, est conçu pour honorer les boursiers TWAS des pays les moins avancés (PMA), qui ont apporté des contributions significatives à la science mondiale. Le professeur Andriambololona a commencé ses études à l’Université de Madagascar, en 1956; puis il s’installe en France, où il travaille à l’Université d’Aix Marseille, à la Faculté des Sciences Saint-Charles, jusqu’en 1962, et au Centre de Physique Théorique de Marseille, de 1962 à 1968. En 1967, il obtient son «Doctorat». ès sciences d’Etat (PhD) en physique théorique de l’Université d’Aix-Marseille.

Les motivations du Professeur Andriambololona étaient en effet sérieuses: en France, il faisait partie d’une équipe d’une quarantaine d’experts nucléaires, alors que Madagascar n’avait personne dans ce domaine. C’est pourquoi, à son retour chez lui, il a créé de toutes pièces le laboratoire de physique nucléaire et de physique appliquée (LPNPA), bénéficiant de l’aide du ministère de l’Enseignement supérieur et de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Le LPNPA est rapidement devenu un centre de référence, reconnu au niveau international. Cela a incité le gouvernement malgache à le transformer en Institut National des Sciences et Technologies Nucléaires, en 1992. De nombreux chercheurs travaillant dans le département de physique à Madagascar, y ont été formés, comme de nombreux étudiants africains qui travaillent sur leur thèse de doctorat aujourd’hui.

Source: https://twas.org/node/15088/

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